Captain Darwin 2026 : l’aventure continue !

Parti sillonner les mers et océans pour recenser et comparer l’évolution de la biodiversité 200 ans après le passage de Charles Darwin, Victor Rault nous partage l’aventure Captain Darwin au fil de l’eau !

 

Australie : reconstruire nos liens avec la nature

 

En 1835, quand Charles Darwin arrive à Sidney, la ville ne compte que 20 000 habitants. 200 ans plus tard, la population est passée à 5 millions d’habitants. Pour accueillir tout ce monde, il a fallu repousser les murs de la ville et grignoter sur la forêt. Certaines espèces ont dû fuir, comme les koalas. D’autres se sont adaptées aux zones urbaines comme l’ibis blanc, le cacatoès à huppe jaune, le wallaby ou le renard volant.

L’équipe de Captain Darwin est partie à la rencontre des hommes, des femmes, des collectifs qui montrent qu’il est possible de vivre en paix avec la biodiversité, y compris dans un contexte urbain.

 

Sidney – mars 2026

 

 

En mer de Tasman, direction l’Australie ! 

 

Partie mi-novembre d’Auckland en Nouvelle Zélande, l’expédition Captain Darwin a traversé la mer de Tasman, direction Sydney en Australie.

« Nous allons bientôt y commencer notre travail de documentation dans le sillage de Darwin. À Sydney, nous nous intéresserons aux interactions entre ville et faune sauvage à travers l’histoire du renard volant, une espèce de chauve-souris endémique d’Australie. »

 

 

 

 

Mer de Tasman – novembre 2025

 

 

Nouvelle Zélande : la réintroduction réussie du kiwi

 

A Auckland, l’équipage a été accueilli par le prestigieux Maritime Museum of New Zealand, où il a organisé plusieurs conférences pour les petits comme pour les grands.

Puis il s’est rendu sur l’île de Rotoroa, pour suivre le travail de l’association Save the kiwi, qui oeuvre à la conservation de cette espèce emblématique de Nouvelle Zélande, menacée par la déforestation et les espèces invasives.

 

 

 

 

Nouvelle Zélande – Juin 2025

 

 

Traversée du Pacifique sud

 

Le bateau a pris la route pour la prochaine escale de son tour du monde : la Nouvelle-Zélande. Une navigation de 16 jours, partagée au quotidien avec tous les élèves qui participent, à terre, aux programmes pédagogiques de l’association.

« Darwin avait mis 25 jours pour effectuer la traversée. Plus j’avance dans ce voyage, plus je réalise que l’expérience du temps long en mer a façonné son esprit, peut-être autant que ses observations naturalistes à terre. La grande révolution de Darwin, c’est celle du temps et de son effet sur le Vivant. Pour que l’évolution ait un sens, la Terre ne pouvait pas avoir 6 000 ans, comme le suggérait le récit créationniste. On sait que Darwin trouve dans les archives géologiques la preuve d’une Terre bien plus ancienne, mais je pense aussi que c’est dans l’épreuve des longues navigations qu’il assimile intimement la portée de ses découvertes. »

 

 

Océan Pacifique Sud – Mai 2025

 

 

Polynésie française : l’inspirant exemple des Rāhui

 

L’année 2025 a débuté en Polynésie française. Alors que le réchauffement climatique fait peser une lourde menace sur les récifs coralliens, l’équipe de l’expédition Captain Darwin a documenté des initiatives de zones protégées sur l’île de Tahiti, notamment les fameux Rāhui.

« Ce sont des zones de jachère maritime où les communautés protègent le récif et ses habitants, avec des effets bénéfiques sur l’ensemble du lagon, raconte Victor. Toute la communauté est associée à la protection, et une ouverture exceptionnelle du Rāhui tous les trois ans, pour quelques heures seulement, donne lieu à une célébration collective. Ici, on protège parce qu’on le veut, pas parce qu’on le doit. Et à ceux qui enfreignent l’interdit — ils sont rares, mais il y en a — on dit simplement : « Aita maitai » (ton geste trouble les eaux de ton propre esprit). Quelle source d’inspiration ! »

 

 

Polynésie française – Février 2025