ZAN : comment créer des logements en Ile-de-France sans artificialiser

L’artificialisation des sols constitue l’une des pressions les plus importantes sur les écosystèmes : elle dégrade leurs fonctionnalités écologiques, détruit les habitats et contribue à rompre les continuités écologiques.

Déjà fortement urbanisée — 25 % de son territoire contre 9 % à l’échelle nationale —, l’Île de France continue de voir 700 hectares de sols naturels disparaître chaque année, sans pour autant répondre à la crise du logement —1,3 million de Franciliens sont mal-logés—.

Un rapport publié fin octobre 2025 par la Fondation pour la Nature et l’Homme, en collaboration avec France Nature Environnement Île-de-France et la Fondation pour le Logement des Défavorisés (anciennement Fondation Abbé Pierre), démontre qu’il est possible de produire 70 000 logements par an en moyenne pendant dix ans, soit l’objectif annuel fixé à la région, sans consommer un seul mètre carré supplémentaire de terres naturelles ou agricoles.

Comment ? En s’appuyant sur des réserves foncières et immobilières déjà existantes et sous-utilisées, comme par exemple :

  • La remise sur le marché de logement vacants (112 000 logements)
  • La reconversion de bureaux vacants (14 000 logements)
  • La revalorisation de friches (60 000 logements)
  • La surélévation du bâti existant (40 000 logements)
  • La densification raisonnée des zones pavillonnaires (30 000 logements par an pendant quinze ans)

Ce rapport s’inscrit dans le cadre des travaux d’expertise menés par la FNH et soutenus par la Fondation Iris, suite à la loi Climat et Résilience de 2021 qui a défini l’objectif « Zéro Artificialisation Nette » (ZAN) d’ici à 2050.